
Depuis son premier « papa » attendrissant, jusqu’à ces débuts de phrases apparus cet été, il s’est écoulé une année, mais ces derniers mois sont certainement les plus marquants.
Parce qu’après les mots, de plus en plus nombreux, les phrases sont apparues, avec une tendance à la formule à l’allemande avec le verbe à la fin : « quoi fait ? » signifiant « il fait quoi ? ».
Il y a deux trois petites choses dont j’aimerais me souvenir :
Cette façon de dire « descend » aussi bien pour descendre que pour monter.
Les voyelles plus présentes que les consonnes, ce qui ne nous empêche pas de comprendre : « you chacha ou you papa ? » : il est où ?
Les associations d’idées, les souvenirs qui refont surface, là où on ne les attend pas. Il peut évoquer ses cousines en s’endormant le soir « toire, uliette », les « poules de mami » en regardant un brin d’herbe ou encore me dire – si je parle de glace – « pas pris », d’un air désolé et très sérieux, pour me rappeler que cet été, j’ai oublié d’acheter une glace à la fraise que je voulais lui faire goûter…
La compréhension, l’observation, la mémoire… Et moi, je suis sidérée, baba, émue, je savoure, me régale.
Le plus touchant : les chansons.
Il chante tout le temps, et bien, il connaît parfaitement les paroles, les mélange un peu et les mots sont mâchés, certes, mais il se souvient d’airs chantés il y a longtemps
Il y a :
Bateau sur l’eau (La première qu’il a chantée)
Petit navire
L’araignée Gipsy
Pirouette cacahuète
Dodo dinette
Meunier tu dors
La cloche du vieux manoir
Au clair de la lune
Un kilomètre à pied
À la volette
À l’intérieur d’une citrouille
Petit escargot (avec le si joli petit poignet qui tourne)
Au feu les pompiers
Les crocodiles
Les roues de l’autobus
Etc.
Il y a aussi les mots rigolos qui font rire aux éclats : gargouillis, flagada, raplapla… Les comptines rigolotes, les « beurrrk » et les mots qui n’existent pas qu’on dit en faisant des grimaces et des exagérations.
Ces expressions qu’il nous emprunte et sort comme ça naturellement, sans qu’on s’y attende :
« C’est marrant »,
« Y’a un problème » : dit sérieusement sans réussir à faire avancer le poisson requin dans l’eau,
« è gagné ! » : dit en levant les bras. Appris à la crèche, car je n’ai pas l’esprit de compétition.
Et cette façon de compter avec le doigt pointé : « deuuux, neuf, dix, six… » (le dix revenant régulièrement).
Il faudrait pouvoir voir les expressions du visage avec ces mots. Tellement parlantes elles aussi !
Petit trésor a eu 2 ans et 3 mois.
Ce 2 octobre-là, il nous a sorti ses premiers « mon » et « ma ». En rentrant sur la route, il parlait de « ma maison », puis lors de l’achat d’une petite couverture douce qu’il s’est aussitôt approprié : « ma ture ».
Jusqu’à présent, quand je disais « c’est pour toi », il répétait « pou toi » au lieu de « pour moi ». Mais ça y est : le possessif entre dans sa vie…
Et moi, je n’ai pas fini de rire et sourires de tous ces progrès d’une vie.
Merci petit amour pour toutes ces leçons que je reçois aussi à te regarder apprendre et découvrir !
(Cet article n’aura d’intérêt que nous. C’est vrai que je l’écris un peu pour moi, pour nous : pour se souvenir…)
En images, les principaux livres de chansons qui nous ont accompagnés :

C’est une amie psychomotricienne qui nous l’a offert : très complet, beaux dessins, des chansons, mais des jeux de doigts, des explications. Incontournable.

Cartonné. une petite dizaine de chansons, certaines connues, d’autres qui méritent d’être connues. Bien chantées. Beaucoup beaucoup écouté !

Beaucoup de chansons, des toutes simples et très connues, d’autres plus surprenantes, des chansons du monde, du jazz avec Summertime, des illustrations très originales. Je ne les connais pas toutes encore par coeur mais on y aime particulière : Dodo dinette.

Acheté cet été. Que des classiques, mais bien orchestré et chanté. Parfait en voiture (bon, il y en a deux que je n’aime pas, Alouette et Le coq est mort). Mais on y retrouvera les classiques : 1 kilomètre à pied, les crocodiles et celle qu’on avait découverte sur youtube (avec sa version anglaise : Les roues de l’autobus)

Coup de cœur pour celui-là, j’ai appris Pipi sur le gazon, j’en connaissais d’autres, mais c’est chouette à chanter et les illustrations sont à partir de créations en feutrine, original. On l’a aussi beaucoup beaucoup lu, chanté…