Déménager : aussi dans sa tête

On le sait, les déménagements n’ont rien d’une sinécure. Des heures à trier, emballer, scotcher, s’escrimer à tout caser. Il y a toujours ce truc trop grand, ce machin trop fragile, le scotch qui colle plus aux doigts qu’au carton et toutes ces masses à empiler, caser tant bien que mal en attendant le jour J.
Pourtant, un déménagement représente aussi une occasion merveilleuse de faire le vide, de retrouver, se retrouver. Après avoir lu, L’Art de la simplicité, je me régale à trier. Avec un besoin féroce de garder peu, de garder le mieux, d’évacuer l’inusité, le superflu.
Vaste ambition qui réclame réflexion. Alors, je prends le temps. Le temps de me demander si tel objet, tel vêtement, je l’aime vraiment, si je l’utilise, si je le veux. Le temps de faire le point sur mes vrais besoins et penser l’avenir.
Je m’allège pas mal et Dieu que c’est bon !
Je veux arriver dans ma nouvelle maison et nouvelle vie, avec une sensation de légèreté, de clarté, de respiration : ne pas me sentir étouffée par ces biens qui encombrent et ne servent à rien. Allez hop ! On y va ! Haut les cœurs !

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De l’usage du journal intime

Je lis actuellement Dans les forêts de Sibérie de Sylvain Tesson. On peut y lire :

« Tout ce qui reste de ma vie ce sont les notes. J’écris un journal intime pour lutter contre l’oubli, offrir un supplétif à la mémoire. […]
J’archive les heures qui passent. Tenir un journal féconde l’existence. Le rendez-vous quotidien devant la page blanche du journal contraint à prêter meilleure attention aux événements de la journée – à mieux écouter, à penser plus fort, à regarder plus intensément. »

Cahiers, carnets, notes éparses de pensées, faits anodins du quotidien, humeurs le plus souvent… Si, par le passé, j’ai tenu un journal intime, plus ou moins régulièrement, depuis, ce qui n’était pas vraiment une habitude est devenu un besoin de ne rien oublier.

Je sais que la mémoire ne me laissera que quelques miettes des heures heureuses avec mon enfant. À peine passées, j’en ai presque déjà la nostalgie. Je ne sais pas être autrement. C’est un peu gênant, mais cela m’incite aussi à rester en éveil, à m’émerveiller. Tout graver là, sur le papier faute de pouvoir tout garder là-haut.
Un regard doux et heureux, une caresse délicate sur mon visage, des mots murmurés « elle est trop mignonne maman » qui me chavirent…

Je voulais partager cet extrait, car comme Sylvain Tesson, je m’aperçois qu’à écrire chaque jour sur mon petit carnet Moleskine, je suis plus attentive, à l’écoute, pour ne pas dire à l’affût. Avant de lire Tesson, je me sentais un peu honteuse : « ne peux-tu vivre tout simplement ! » Il m’a décomplexée et je savoure d’autant, notant chaque jour mentalement les petites choses qui seront retranscrites le soir et qui, je l’espère, feront peut-être un jour sourire mon enfant devenu homme.

Simplissime ?

Je voudrais parler d’un livre qui me tient particulier à cœur, L’ART DE LA SIMPLICITÉ de Dominique Loreau (éditions Marabout). Je l’ai emprunté à la bibliothèque avec une curiosité un peu molle, me disant même qu’il serait sûrement pas terrible.

Bizarrement – ce livre est sûrement arrivé au bon moment dans ma vie – il m’a complètement bouleversée. D’autant plus incroyable que je l’ai acheté il y a quelques années… sans même le lire ! Comme quoi, chaque livre a son moment…

Je ne sais pas vraiment ce qui a opéré en moi, je n’ai pas seulement été bousculée par les mots, ils m’ont fait bouger concrètement ! Ils ont remis de l’ordre, de la clarté dans ma tête, à un moment fort de ma vie en plein bouleversement. Depuis, il reste dans mon esprit. Il est mon doudou, mon livre de chevet.

L’auteure, qui vit au Japon, s’est inspirée du mode de vie nippon pour développer un art de vivre, presque une philosophie, qui touche à tout l’univers du quotidien

  • le rangement de la maison
  • l’habillement
  • le soin du corps
  • l’état d’esprit

Le texte est très abordable, avec toutefois quelques répétitions. On peut adhérer ou pas aux propositions. Mais pour moi, il est plein de bon sens car il répond à mes propres besoins :

Posséder peu. Vivre dans le calme, la simplicité… Préférer les belles choses, simples et de qualité, agréables à la vue, au toucher et pratiques. Des objets peu nombreux mais que l’on aime vraiment et qui dureront.

C’est une façon de vivre qui appelle aussi à consommer différemment, avec plus de raison : ai-je besoin de ceci ? En pensant économie, écologie, santé, bien-être..
Comme passer un moment à confectionner avec plaisir des cookies plutôt qu’acheter des gâteaux industriels.
Ce livre est aussi un guide pour l’esprit. Savourer des plaisirs simples. Prendre son temps. S’ennuyer. Créer. Méditer. Agir pour soi. Choisir ses relations. Éliminer les pensées toxiques. Pardonner. Positiver. Rester soi-même et accepter l’autre tel qu’il est. Vivre en pleine conscience les gestes du quotidien.

Il m’a invité à la réflexion sur tout ce qui fait mon quotidien. Ma façon de vivre, d’être, de bouger, de penser. Et c’est là l’originalité : on ne parle pas seulement de faire le tri et le vide dans sa maison mais aussi d’ordre dans sa tête.

Il est un livre à lire et à relire pour se sentir bien !

Extrait :

 » Les Japonais ont toujours vécu dans le minimalisme, mais un minimalisme inséparable de la beauté. Il y a cent ans même les les foyers les plus humbles étaient d’une proprété exemplaire et chacun connaissait l’art de composer des poèmes, d’arranger les bouquets et de servir les repas avec la délicatesse et le goût les plus raffinés. »

 

 

Crèmes solaires : bio ou pas ?

Le soleil pointe à peine le bout de son nez que me voilà, en traumatisée du coup de soleil, à penser à la douce, pâle et fragile peau de mon petit bout. Quelle crème vais-je lui mettre ?  Le rendez-vous annuel chez ma dermato tombe à pic. Je lui pose la question. Et évoque le bio bien entendu. Contre toute attente, nous entamons un long débat sur le sujet. Car selon elle, si se protéger est une évidente nécessité, elle reconnaît que les crèmes ont leur lot de cochonneries qui ne font pas de bien non plus à la peau. Quant au bio, elle avoue mal les connaître, mais privilégie les grands laboratoires qui, pour tout ce qui est enfants font tout de même un peu attention, « alors que le bio, on sait peu de leurs pratiques ».
Quoi qu’il en soit, elle me dit qu’il faut préférer les marques des grands labo, mais avec la mention « kids » car ils utilisent plus de filtres minéraux et moins de parfums. Ce qui limite un peu les dégâts. En contrepartie, ces crèmes sont plus épaisses et moins faciles à appliquer.
Au fond, elle reconnaît, qu’il n’y a pas d’idéal en la matière, à part rester couvert !
Et son conseil, bien bien bien se tartiner : « Les gens rentrent de vacances avec le tube à moitié plein, alors qu’ils devraient utiliser plusieurs tubes. »
(en photo : les deux marques qu’elle m’a citées).

Voici un lien sur un article assez clair pour aller plus loin http://www.enfant.com/votre-enfant-3-5ans/sante/creme-solaire-enfant.html

À noter enfin, que sur le comparatif Que choisir de juin 2016, Avène est en 5e position et La roche Posay en 7e position. Viennent avant notamment Nivea et Ambre Solaire. À éviter : Bioderma en bas du classement (mais 1er dans l’article en lien !)…
(je ne mets pas de lien sur Que choisir, car il faut être abonné, pour avoir accès aux tests comparatifs).

 

 

Envie de couleurs ?

Un petit coup de cœur rapide en passant. Pour un livre jeunesse, évidemment.
Si comme moi vous aimez les couleurs vives, la végétation luxuriante, le règne animal et les livres sans mots, craquez pour Cachés dans la jungle de Peggy Nille (éditions Actes Sud Junior). Même pour les adultes, c’est beau et ça vaut le détour. Un grand format où plonger à chaque double page dans le monde des tigres, celui des serpents ou encore des dinosaures… « Accessoirement », pour les joueurs il y a une double page d’animaux au tout début, qu’il faut ensuite retrouver dans les différentes jungles envoûtantes ! Ma gentille libraire chez Libellule et Coccinelle, me dit qu’ils ne cessent de le recommander et je comprends !
Pour l’anecdote hier soir, mon petit de deux ans et demi s’écrit, radieux, après avoir trouvé la salamandre : « c’est la moi le plus fort ! »
(ça ne vient pas de moi, je n’ai pas aucun esprit de compétition)

http://www.actes-sud-junior.fr/9782330075354-l-peggy-nille-caches-dans-la-jungle.htm

Ces illustrateurs qui nous touchent (2/…)

Un petit article court, deux livres, deux illustrateurs pour célébrer le printemps.

Premiers printemps de Anne Crausaz
j’ai déjà parlé d’elle, mais c’est ce livre-là qui me touche particulièrement. Les illustrations sont empreintes de pureté, de simplicité, de grâce et de légèreté. Quand nous le lisons, nous finissons souvent par partir pour d’autres voyages, d’autres histoires. Une fois, en s’arrêtant sur l’orage (page qui a beaucoup de succès), une autre fois sur les ronces des mûres qui piquent ou sur le sable dans la bouche (beurk)…
(éditions MeMo)

À quoi penses-tu ? de Laurent Moreau
Nous avons découvert cette auteur quand mon petit avait 10 mois, avec cet autre livre magnifique Et après ? On croise ici une ribambelle de personnages qui seront réunis dans la rue à la fin. Chacun a ses pensée du moment, ilustrée derrière un flap. C’est complexe pour un enfant de 2 ans, mais on visite ce livre en spectateur curieux, et on peut amorcer pas mal d’idées, de pensées, de sentiments. Une façon aussi de travailler la mémoire avec les prénoms de chaque personnage. Mais surtout, surtout, ce trait de Laurent Moreau, fortement reconnaissable, est d’une grande originalité graphique et artistique (on est loin des Peppa pig et de Petit ours brun, je critique pas, hein ! mais disons que… enfin chacun ses goûts !
(éditions Helium)

J’en reste là pour aujourd’hui, sur cette simple envie de partage.
(et toujours curieuse de vos pétites !)

Ces illustrateurs qui nous touchent (1/…)

Voilà un bon gros moment que je ne suis pas venue écrire ici. L’humeur n’y était pas, le sentiment que ce blog était stérile (il l’est certainement mais qu’importe), que je n’y trouvais pas ma voi(e-x). L’envie d’autres choses aussi, plus manuelles : (re)dessiner, bricoler, cuisiner, tricoter…

Reste et restera ce goût des livres qui m’accompagne et me fait revenir ici. Car depuis que je suis (r)inscrite à la bibliothèque – que ne l’ai-je pas pas fait plus tôt !!! – je découvre, ravie, de nouveaux auteurs pour mon petit, et pour notre plus grand bonheur.
J’arrive à déceler mieux ce qui lui plaît : des histoires avec un peu de suspens, des rebondissements, de l’humour, des histoires avec camions, motos et autres transports, la présence de petits enfants, d’animaux : coccinelles, escargots, baleines, serpents, crabes, abeilles, singes, sont ceux du moment.

Mais ce qui m’amène, oui ! j’y viens ! c’est l’envie de partager ici quelques illustrateurs qui nous plaisent particulièrement :

Ilya Green, au trait poétique, doux, coloré, précis. Tous les titres ne nous accrochent pas tant les histoires sont originales, déroutantes parfois. Mais que c’est beau !
http://ilya-green.com/

Anne Crausaz, aux lignes épurées qui célèbrent la vie et la nature. Là aussi, il y a certaines histoires trop simples ou déroutantes. Mon préféré : Premiers printemps.
http://www.editions-memo.fr/crausaz

Komako Sakaï, de douces ambiances très crayonnées. Idéal pour les plus petits. On a aimé, on aimera toujours : Dans l’herbe, Réveillés les premiers, Ne bouge pas, Un amour de ballon, Jour de neige…

Chiaki Okada, elle aussi, avec des dessins très doux et apaisants. Nous avons lu C’est toi le printemps ? et J’attends maman (ce dernier ayant plus de succès). Hâte d’en découvrir d’autres.

Naokata Mase, on l’apprécie plus pour l’univers que pour le trait, mais c’est simple et original. Une amie lui avait offert Fonce petit train et depuis on a pu apprécier : Dans mon bus. L’alliance d’une histoire simple, très humaine, avec des animaux, un train ou un bus qui nous fait voyager… au Japon évidemment. http://www.lechoixdeslibraires.com/auteur-94645-naokata-mase-.htm

Pour conclure sur cette liste loin d’être exhaustive, une pensée particulière pour :

Marcel Marlier, le dessinateur des célèbres Martine. Les histoires ont un peu vieilli, mais le dessin est tellement maîtrisé.

Visuellement, nous aimons aussi : Janik Coat, Émilie Vaast, Laurent Moreau…

Dans un prochain article, je vous parlerai d’autres auteurs qui nous « parlent » et nous font rire.

 

 

 

 

 

 

 

Point lecture

Je ne lis pas assez à mon goût, mais je trouve quand même le temps, je le prends, quelques minutes précieuses le soir. Petit moment d’évasion nécessaire.

La rentrée littéraire m’a vraiment alléchée. Avec tous les auteurs que j’aime comme Makine, Rushdie, Gaudé, Reza, Dubois, et bien d’autres que je ne connais pas et suis curieuse de découvrir comme Catherine Tuil.
Mais bon, à raison d’une dizaine de pages par soir, j’ai du pain sur la planche…

Je me suis laissée tenter (moyennement sûre de moi) par Jean-Paul Dubois, La Succession, pour le titre qui évoquait une actualité personnelle.

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Alors, il est comment ce Dubois ?

Couci-couça… Disons que je lui trouve la plume facile, on le lit sans peine et avec un certain plaisir , mais je n’ai pas trouvé grand intérêt à cette incroyable succession qui aurait mérité d’être fouillée un peu plus… Les fans du pays Basque apprécieront l’évocation de leur région. Je reste donc mitigée.

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Dans la foulée, j’avais acheté Petit Pays de Gaël Faye.
Là, c’est une autre histoire ! Magnifique !
L’accueil qui lui est réservé et les éloges sont mérités. C’est très bien écrit, très simplement. Un premier livre très fort. Je ne connais de l’Afrique, de ses drames, que ce que l’on voit, entend, de loin le plus souvent, comme la plupart de nous, Européens privilégiés. Là, Gaël Faye nous touche en plein cœur. ça fait mal.
Sur le site de Grasset, l’auteur dit : « J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d’être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. »
Cri entendu. Celui d’un enfant.

Après ça, il me fallait un peu de légèreté. À croire que je vis sur une île, je n’avais même pas entendu parler de la sortie du nouvel Harry Potter, pourtant le livre, livre jeunesse qui plus est, c’est mon dada. Bizarre.
Quand ma libraire jeunesse a fait une jolie mise en scène, ce 14 octobre, avec bonbons, balais et bibelots, je me suis arrêtée. Son fils est venu me faire le pitch. Et je suis repartie avec (le livre, pas le fils, hein, j’en ai déjà un, et celui-là du haut de ses dix ans était de toute manière trop grand !).

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Que vaut ce nouvel Harry Potter ?

Disons que du point de vue de ces 88 premières pages (sur 340), c’est pour moi un peu mollasson. La forme, pièce de théâtre, enlève aussi toutes descriptions qui ont fait la part belle au rêve et à l’imaginaire dans les précédents volumes. J’attends de voir. Il faut dire que les derniers tomes ne m’avaient pas spécialement emballés…
En tout cas me voilà encore dans le monde de l’enfance…

Après ça ?
je me lancerai sur Salman Rushdie certainement. Même si chez lui aussi les derniers titres ne m’emballaient pas tellement non plus (je deviens difficile ou quoi ? ) et puis j’ai deux poches qui attendent depuis longtemps…
Vaste programme, mais d’ici-là, il se pourrait bien que je change de route en chemin !

Surtout si on me donne des envies ! Vous lisez quoi, vous en ce moment ?

 

 

 

Il y a désormais « mon » et « ma »

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Depuis son premier « papa » attendrissant, jusqu’à ces débuts de phrases apparus cet été, il s’est écoulé une année, mais ces derniers mois sont certainement les plus marquants.

Parce qu’après les mots, de plus en plus nombreux, les phrases sont apparues, avec une tendance à la formule à l’allemande avec le verbe à la fin : « quoi fait ? » signifiant « il fait quoi ? ».

Il y a deux trois petites choses dont j’aimerais me souvenir :

Cette façon de dire « descend » aussi bien pour descendre que pour monter.

Les voyelles plus présentes que les consonnes, ce qui ne nous empêche pas de comprendre : « you chacha ou you papa ? » : il est où ?

Les associations d’idées, les souvenirs qui refont surface, là où on ne les attend pas. Il peut évoquer ses cousines en s’endormant le soir « toire, uliette », les « poules de mami » en regardant un brin d’herbe ou encore me dire – si je parle de glace – « pas pris », d’un air désolé et très sérieux, pour me rappeler que cet été, j’ai oublié d’acheter une glace à la fraise que je voulais lui faire goûter…

La compréhension, l’observation, la mémoire… Et moi, je suis sidérée, baba, émue, je savoure, me régale.

Le plus touchant : les chansons.

Il chante tout le temps, et bien, il connaît parfaitement les paroles, les mélange un peu et les mots sont mâchés, certes, mais il se souvient d’airs chantés il y a longtemps

Il y a :

Bateau sur l’eau (La première qu’il a chantée)
Petit navire
L’araignée Gipsy
Pirouette cacahuète
Dodo dinette
Meunier tu dors
La cloche du vieux manoir
Au clair de la lune
Un kilomètre à pied
À la volette
À l’intérieur d’une citrouille
Petit escargot (avec le si joli petit poignet qui tourne)
Au feu les pompiers
Les crocodiles
Les roues de l’autobus
Etc.

Il y a aussi les mots rigolos qui font rire aux éclats : gargouillis, flagada, raplapla… Les comptines rigolotes, les « beurrrk » et les mots qui n’existent pas qu’on dit en faisant des grimaces et des exagérations.

Ces expressions qu’il nous emprunte et sort comme ça naturellement, sans qu’on s’y attende :

« C’est marrant »,
« Y’a un problème » : dit sérieusement sans réussir à faire avancer le poisson requin dans l’eau,
« è gagné ! » : dit en levant les bras. Appris à la crèche, car je n’ai pas l’esprit de compétition.
Et cette façon de compter avec le doigt pointé : « deuuux, neuf, dix, six… » (le dix revenant régulièrement).
Il faudrait pouvoir voir les expressions du visage avec ces mots. Tellement parlantes elles aussi !

Petit trésor a eu 2 ans et 3 mois.
Ce 2 octobre-là, il nous a sorti ses premiers « mon » et « ma ». En rentrant sur la route, il parlait de « ma maison », puis lors de l’achat d’une petite couverture douce qu’il s’est aussitôt approprié : « ma ture ».
Jusqu’à présent, quand je disais « c’est pour toi », il répétait « pou toi » au lieu de « pour moi ». Mais ça y est : le possessif entre dans sa vie…

Et moi, je n’ai pas fini de rire et sourires de tous ces progrès d’une vie.

Merci petit amour pour toutes ces leçons que je reçois aussi à te regarder apprendre et découvrir !
(Cet article n’aura d’intérêt que nous. C’est vrai que je l’écris un peu pour moi, pour nous : pour se souvenir…)

En images, les principaux livres de chansons qui nous ont accompagnés :
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C’est une amie psychomotricienne qui nous l’a offert : très complet, beaux dessins, des chansons, mais des jeux de doigts, des explications. Incontournable.

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Cartonné. une petite dizaine de chansons, certaines connues, d’autres qui méritent d’être connues. Bien chantées. Beaucoup beaucoup écouté !

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Beaucoup de chansons, des toutes simples et très connues, d’autres plus surprenantes, des chansons du monde, du jazz avec Summertime, des illustrations très originales. Je ne les connais pas toutes encore par coeur mais on y aime particulière : Dodo dinette.

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Acheté cet été. Que des classiques, mais bien orchestré et chanté. Parfait en voiture (bon, il y en a deux que je n’aime pas, Alouette et Le coq est mort). Mais on y retrouvera les classiques : 1 kilomètre à pied, les crocodiles et celle qu’on avait découverte sur youtube (avec sa version anglaise : Les roues de l’autobus)

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Coup de cœur pour celui-là, j’ai appris Pipi sur le gazon, j’en connaissais d’autres, mais c’est chouette à chanter et les illustrations sont à partir de créations en feutrine, original. On l’a aussi beaucoup beaucoup lu, chanté…

Tant et tant à (vouloir) faire

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C’est un peu le mal de notre siècle, non ? Le manque de temps. Je me demande souvent pourquoi nous courons tous après le temps : « je suis débordée », « j’ai pas le temps »,  « on vit plus, on a le temps de rien… » Qui n’a pas ces phrases au bout des lèvres ?
Quand je me sens frustrée de ne pas arriver à faire tout ce que je voudrais, je me demande si nos envies sont démesurées ? Serions-nous trop exigeants ? Trop gourmands ? Aurions-nous un trop grand besoin de remplir notre vie, d’y emmagasiner des actes, des faits, de faire le plein ? La quantité plus que la qualité ? Quand il suffirait de vivre, de faire moins, mais bien, ou mieux.

En ce lundi matin, je me mets à réfléchir sérieusement à cette gestion du temps. Puisque je dois l’occuper à trouver un emploi, je sens que j’ai besoin de bien répartir mes différentes tâches obligatoires, mais aussi y intégrer celles qui font du bien et donc nécessaires : quelques postures de yoga, des étirements pour mon dos qui crie au secours, un moment de méditation et/ou de relaxation.

Côté loisirs, là, je déborde d’idées !
Envie d’entamer un autre livre illustré pour mon fils avec des camions de pompier et des scooter rouges, de lui tricoter ses pulls d’hiver, de récrire plus régulièrement dans son carnet sur ses progrès, ses petits mots et attitudes qui nous font rire et que nous oublierons c’est sûr ! cuisiner de nouveau, marcher, regarder un bon film, créer des cartes, lire plus…
Voilà, tout ça, sur les deux heures du soir… !

Car, pour le moment, l’urgence, c’est le travail ! Et c’est fou le boulot que ça demande !

Alors, oui, il y a tant et tant à faire dans une vie. Mais que ça nous rende joyeux, car avoir des envies, pouvoir en réaliser quelques-unes sont quand même autant de signes de bonne santé et d’appétit !

Allez, au boulot !

(Photo prise à Grand Train : un lieu surprenant et des animations à voir jusqu’au 16 octobre http://www.grandtrain.com

 

Ma rentrée (pas vraiment littéraire)

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Je devrais dire « sa » rentrée d’ailleurs. Car la mienne n’est que recherche d’emploi hélas… Recherche d’emploi qui rime aussi avec recherche de soi. Et d’une nouvelle façon de travailler, d’être au quotidien. En rapport avec mes goûts, mes aspirations. Pas si simple.

Mais cette rentrée est tout de même pleine de joie. Car les vacances furent merveilleuses. Pleines de découvertes et de plaisirs pour notre petit, et pour nous-mêmes. Je garde en moi tous ces petits moments, ses avancées spectaculaires en matière de langage, ses premières phrases, sa bonne humeur, sa vivacité, ses rires et ses chansons.

Il y a eu :

• la découverte de la piscine, les brassards, boire la tasse, nager, les yeux qui piquent
• la mer, les châteaux de sable de papa, les vagues et les coquillages
• le goût des fraises avec Corentin (« Tin »)
• les frites au restaurant, la glace au chocolat
• la balade à dos de poney
• les poules de mami
• la cueillette des tomates de papi
• les livres Martine de maman quand elle était petite
• les grandes cousines Juliette (12 ans) et Victoire (15 ans)
• la pêche aux canards
• les chatouilles avec Nane
• les tracteurs
• la récolte des patates avec Patrick
• Marie et sa flûte traversière (ça fait peur)
• Louis qui joue de la guitare
• Didi qui fait de la peinture
• Didi et son check
• Thomas qui fait grimper au ciel
• la grimace de Kiki
• le petit perroquet de tati (c’est lui)
• la dînette au château
• les moutons de parrain
• Valentine (5 ans) et les petits pois
• l’ombre sur la porte
• le théâtre de Guignol

Des petits moments qui reviennent chaque jour dans sa bouche, sans qu’on lui en parle. Il se souvient, il dit, c’est touchant. On aime les évoquer

Oui, j’ai besoin de ces images-là, pour ne pas me laisser envahir par ce qui fait ou a fait aussi le malheur d’autrui ces dernières semaines : une séparation difficile pour une amie, une autre qui apprend qu’on la largue en plein début de vacances, une autre encore à qui on annonce le jour de la rentrée que son contrat n’est pas reconduit, le décès d’un oncle aimé, d’une tante…
Des coups durs, on en a tous, et on a tous aussi plus ou moins de force pour s’accrocher, surmonter, rebondir. Mais j’ai une pensée et un petit pincement au cœur pour ces proches qui ont une épreuve, même si je sais que tout ça passera.

Quand je regarde vivre mon fils, je mesure ma chance, notre chance. Le plus beau rêve de ma vie s’est réalisé et il est au-delà de tout ce que j’ai pu rêver. Don du ciel. Magnifique cadeau. Précieux, fragile, merveilleux.
Je m’attache à savourer chaque instant avec lui parce que ces instants-là ne sont plus l’instant d’après et parce que je réalise à quel point il grandit vite.

Ah oui, on nous rabâche que ça passe vite, c’est tellement vrai. Ça ne doit pas nous rendre nostalgique pour autant. Juste conscients combien ce que l’on vit, là, ici et maintenant est essentiel.

Alors certes, je n’ai pas de travail et me demande de quoi demain sera fait, certes, je ne suis pas toujours aux anges et je m’interroge beaucoup,
certes, il faut agir, se projeter, se lancer, avancer.

Mais en cette rentrée, je veux aussi garder mon optimisme, ma joie de vivre.

Avec ou sans emploi, l’avenir est incertain pour chacun,
le présent lui est bien là et nous n’avons qu’à le cueillir.

 

Ékaaa ça ?

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À quelques jours de mon examen en communication, je me régale des échanges avec mon fils.

Fascinante expérience de communication.
Où je peux juger de progrès fulgurants.

En résumé, il me comprend mieux que je ne le comprends 😉

Ces jours-ci, une phrase à fait son apparition :
Éka ça ?
(C’est quoi ça? )

On a aussi des « pinpon pinpon » à longueur de journée avec différents niveaux sonores parce que : « Pinpon bi » (les pompiers font du bruit).

On est très « to » (motos) aussi, « bu » (bus) et « vatu »  (voitures).

On n’entend plus son « ap » qui signifiait oui
Et pas trop encore le oui
Mais quelques « aci » (merci)
Dommage que je ne puisse faire entendre l’intonation craquante.
Car c’est vraiment « goyo » (rigolo).

Désormais, tous les mots et petites phrases sont répétées.
Plus ou moins compréhensibles.
Les chansons aussi.
Ce soir, pour Au clair de la lune, il prononçait le dernier mot avant moi !

En bref, je suis fascinée par sa rapidité d’apprentissage.

Les couleurs en ce moment et les instruments de musique.

En revanche, côté prononciation, je ne sais pas si c’est vraiment ça.
Quand on décompose en syllabes, il suit très bien. C’est l’assemblage qui est plus laborieux.

Mais il adore répéter et nous adorons l’écouter.

Plaisir des mots et de l’échange.
Avec encore ses mots de plus petit.
« Gaya » ça reste encore du chocolat et le canard.
« Bi » ça reste encore le bruit et le biberon

Et c’est plein de charme.

Imaginez la tête d’un papa qui entend
« A fê papa »
(Bonne fête papa)

Moi je fonds

Parce qu’il y a aussi le ton, le sourire, le regard
D’un petit garçon
Joyeux et facétieux
Libre et volubile

Un amour de petit trésor

 

5 raisons de lire (ou pas) cet article

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Au cours de ma formation j’ai beaucoup appris sur les réseaux sociaux, leur profil, leurs codes, leurs bonnes pratiques,  ainsi que sur la navigation web : contenu court, méthodes seo indispensables (=référencement pour dieu google), comment éviter le rebond (là je suis peut être en train de vous perdre), veiller au ROI, être user friendly, utiliser l’ux et l’ui.
Bref tout un monde et un langage.
Pour le fun je ferai peut être une petite liste si j’ai le temps.

Depuis, j’ai l’oeil un chouya plus affûté. Disons que je relève des choses.

Il en est une évidente que personne n’a pu manquer, la profusion d’articles commençant par un chiffre accrocheur du type 5 astuces pour… 10 raisons de… 30 petites conneries…
Qui n’a pas succombé à ce genre de titre racoleur ?

Ce matin, à peine sortie du lit, dans un petit moment à moi, j’ai plongé sur l’article d’une blogueuse maman.

Déception. Réflexion. Le contenu était là.  Pas inintéressant, mais tellement formaté qu’il en manquait de naturel, de proximité, malgré l’interpellation (toi ma copine lis mon article).
Ça me barbe ce formatage.  C’est comme les reportages du jt, même ton partout, pas d’originalité ou une originalité trop affirmée pour être personnelle, innée. Je ressens une quête de popularité plus que de  l’authenticité. Je me trompe peut-être.

Heureusement beaucoup de blogueurs  « amateur » ne connaissent pas les règles, moi la première il y a peu. Ils sont eux-mêmes et c’est tant mieux. Un ton même maladroit a son charme. Enfin, je me comprends. On adhère ou pas. Mais dès que le style devient un peu « pro », même bien fait, souvent, ça finit par m’ennuyer.

Petite aparté : cet article n’est pas du tout à reproduire si vous voulez adopter les us et coutumes du web : j’aurais dû faire plus court, commencer par ma conclusion, mettre une vidéo,  des liens  d’exemple, d’articles sur le sujet, partager sur les réseaux sociaux pour accroître mon audience et j’en passe.

Pour bien finir dans les règles, je devrais vous laisser sur une question par exemple. Du style,   » et vous vous en pensez quoi ? »

Moi c’était juste une petite réflexion en passant…

Mots roses contre maux roses

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Ce matin, j’étais vraiment d’humeur morose. Je ne me sens guère mieux en me couchant.

Il n’y a pas mort d’homme pourtant. Des petits riens. Juste des maux roses, pas trop gros, pas trop gris,  un peu trop pâles quand même pour éclairer une journée.

Il y a ces grèves qui n’en finissent pas et plombent le moral, les transports, la France et les Français…

Ce début d’exam qui  me laisse perplexe et me plombe moi parce que je le sens pas, parce que je ne me sens pas…

Cette pluie, ce gris du ciel, cette eau partout quand le soleil devrait être au beau…

Cet avenir incertain qui approche avec la fin d’une formation qui ne me donnera pas forcément un emploi…

Ces amies en galère, à différents niveaux de grisaille. Lily. Anita. Fabi. Présentes à mon esprit…

Néanmoins…

Il y a un petit rose bonbon, tout doux, tout rond, qui est venu redorer un court instant cette journée.

Un petit de 23 mois aujourd’hui. Qui m’a redonné le sourire, gonflée d’amour,  fait rire aussi en jouant comme un fou avec les draps, dans le lit de papa maman à l’heure de dormir.

Son regard lumineux, son sourire radieux, sa petite voix claire et sonnante.

C’est ce que je veux garder de cette journée. Cette heure de bonheur contre toutes les autres plus mornes.
Là, soudain tout était magnifique.

Joie. Vie. Paix. Voici mes mots roses du soir contre ma morosité passagère.

Merci mon trésor.

L’art de la (sa) joie

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Récemment, face à mon stress personnel, face à la pression intérieure et extérieure, face aux impératifs du quotidien, à l’angoisse du lendemain (quand on n’a pas d’emploi), je me disais que je devais prendre exemple sur mon fils. Essayer de le copier.

M’inspirer de sa joie de vivre, de son enthousiasme pour toute petite chose, de sa soif de découverte, de son envie de tester, d’aller plus loin, de son plaisir à jouer, de son rire facile. Ses franches rigolades, quand on lâche quelque chose, quand on se cogne, son aptitude au comique de situation, me font toujours craquer. Je ne peux m’empêcher de sourire. Il m’enseigne le lâcher-prise, la relativité…

Quand il était plus petit, encore nourrisson, je me suis rappelée mes bonheurs et jeux d’enfant. C’était étonnant et émouvant de retrouver la petite fille qui est toujours en moi. Ce petit être me ramenant à moi-même…
Maintenant, je suis plus vite à cran, même si je joue toujours beaucoup avec lui, totalement, entièrement. Et ça fait un bien fou.

Mais parce qu’il grandit et se met plus en danger, parce qu’il teste notre autorité et les interdits, je suis aussi moins « cool ». Le temps est là, de mettre des limites, d’expliquer pourquoi on ne peut pas. De répéter inlassablement, de m’énerver parfois. D’essayer de rester bienveillante quand parfois, ça semble impossible…

Et même si ça nous lasse, ses grands sourires quand il s’apprête à mettre les mains dans la litière ou à jeter une énième fois son bout de pain (ou pire), on devrait pouvoir, à défaut de rester zen, se rappeler son bonheur à pouvoir faire plein de nouvelles choses, même si ces nouvelles choses consistent également à nous faire réagir. Il découvre un certain pouvoir et c’est énorme pour lui. Et puis, nous avons fait de même certainement, ne l’oublions pas.

J’essaie de garder en tête que cette joie est précieuse. Qu’il est nécessaire de l’entretenir, de ne pas l’éteindre. Qu’elle permet d’appréhender la vie avec confiance, curiosité, sérénité.

Reste à trouver le juste milieu. Comme toujours. Comme souvent.

Sans se mettre trop de pression !

Chouette Fête de la nature

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Ce week-end, pour nous, c’était fête de la nature à fond.
Samedi, sous le soleil, nous sommes allés au Jardin des plantes, un endroit qu’on adore à cette période de l’année pour toutes ses fleurs, celles de la roseraie mais pas que.
Côte animations, beaucoup de stands d’information, plus que d’animations réelles. Mais qu’importe le lieu est si beau et on a entendu chanté les grenouilles.

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Dimanche, c’est sous la pluie cette fois, à Théméricourt dans le Vexin, que nous avons plus joliment encore fêté la nature.
Mon petit trésor a couru sur l’herbe trempée, fait du modelage, approché timidement les moutons, caressé les lapins.

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Et assisté à son premier spectacle.
Par la compagnie Et demain.
Il était attentif. Fasciné. Et nous, parents, avons bien ri et souri.
C’était intelligent,  poétique, drôle. Plein de sens. De bon sens. 

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ET DEMAIN, pour reprendre leurs mots, ce sont « des artistes, des scientifiques et des pédagogues réunis pour créer une structure unique de sensibilisation et d’éducation à l’environnement par les arts vivants »
Dit comme ça, c’est pas très parlant. Mais franchement, ils sont remarquables. Très très à la hauteur de leur ambition. Chapeau !
voir ici

Une belle journée pour mon petit qui s’est régalé avec son cousin. Une maman comblée par ces découvertes.
Un sale temps pour un plein de jolis moments.

Ses livres (de grand)

cropped-20160509_224911.png Je reviens sur les livres. Une si grande source de petits bonheurs…
Et plus encore, les livres pour enfants. Bien avant ta naissance, mon enfant…
Mais il y a livre et livre. Le dessin, comme le ton, les mots sont essentiels, la poésie ou l’humour, la mise en page, une certaine intelligence. Le livre doit me toucher.

imageAu début, j’achetais beaucoup Rébecca Dautremer. L’amoureux reste l’incontournable. Je la trouve un peu trop commerciale maintenant mais la Bible qu’elle a illustrée est tout simplement magnifique. Pas étonnant donc que mon petit garçon aime les livres, les photos, les magazines et tout ce qui est imprimé. Pas étonnant qu’il aime aussi « si » (dessiner), cri* (écrire), pié*(le papier) et la patu* (peinture).

Je suis souvent (agréablement) surprise de constater qu’il adhère à quelques-uns de mes choix qui ne sont pas toujours « de son âge », mais qui me font craquer (je me dis alors : « bah, ce sera pour plus tard »). * Toute nouveauté lui plaît.
Contre toute attente, de mes deux achats récents, il préfère le livre de Fanny Ducassé au graphisme foisonneux, au dessin minuscule et au vocabulaire plus poussé, que ce livre de haïkus pour bébés, cartonné, aux images simples et douces. Il y viendra peut-être.

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C’est ainsi que nous avons passé des moments exquis avec des petits bijoux comme Avril le poisson rouge qu’il aime depuis ses 8 mois et lit encore. Différemment.  En racontant à sa façon. Il est si drôle. Reste l’un de les préférés.

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• L’amour
Plein de poésie. Décalé. Étonnant

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• Après de Laurent Moreau
(qu’on lisait quand il avait 11 mois). Ses dessins sont de petits chefs-d’oeuvre.

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• Amélie et le poisson
(acheté il y a bien longtemps)

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• L’abc bestiaire de Janik coat
(Auteure géniale mais spéciale)

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Et puis, un brin de nostalgie avec les livres de mon enfance, les Martine.
Celui-ci nous l’avons lu et relu… je trouve les dessins très beaux et je vois que là l’image y est pour beaucoup.

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* finalement, pour la question de l’âge, je suis un peu comme ma libraire, je préfère me fier à mon envie, je me dis que ce que je lirai avec coeur sera toujours bien perçu.
Et s’il choisit déjà ce quil veut lire, bientôt il fera ses propres choix en librairie. On n’aura pas forcément les mêmes goûts,  alors j’en profite pour lui faire découvrir ce que j’aime.

D’ailleurs en ce moment, il est fasciné par les expressions, les émotions, il découvre la peur  (*apeu), les gens  qui rient, pleurent  (*apeu= oui même mot que la peur, pas toujours facile de comprendre ).

Alors Jules qui pleure son caca perdu a beaucoup de succès.

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Grosse colère est devenu un classique, qu’il lit même seul à haute voix

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Et comme je suis une dingue de livres pour enfants, je dois sans cesse me freiner.
Je compense en prenant des photos

Idées pour plus tard
Comme ceux ci :

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Mais mon gros gros coup de coeur du moment, je finis par elle, c’est komako Sakai.
Ses dessins relèvent de la peinture plus que de l’illustration. Quelle douceur, quelle perfection dans le rendu des personnages, des animaux, des espaces sobres et efficaces.
J’ai là une collection à entamer. En plus à petits prix ! Je vais pas me priver!

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Bien sûr, ce n’est là qu’un échantillon de nos grands moments de lecture et je suis curieuse de tout. Serai ravie de découvrir de nouveaux titres et blogs spécialisés !

Il est comment le Luchini ?

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Je ne lis pas assez. Pas autant que je le voudrais. Mais récemment je suis allée au bout du Luchini. Vous savez ce drôle de personnage dont il était impossible de passer à travers il y a quelques semaines, partout sur les radios, tv…

Donc j’ai lu.
Alors il était comment ?

Couci couça. 
À vrai dire, j’avais hâte de le terminer
et de passer à autre chose.

Pour faire court, je dirais qu’il est un livre à l’égal de lui-même. On part dans tous les sens, c’est oral et c’est construit en même temps, on l’entend quand on le lit. On sourit parfois, on s’ennuie aussi.

Il évoque beaucoup ses rencontres littéraires : Céline, Nietszche, Molière… cinématographiques, comme Rohmer, sa vie un peu.
Il faut déjà  « aimer » Luchini pour lire du Luchini.

Cher Fabrice, Robert, devrais-je dire, qui agacez ou amusez sans demie mesure, vous restez quand même à mes yeux un sacré bonhomme quil faut avoir vu au moins une fois sur scène.

Pour le livre, je n’ai pas été transportée. Même si on finit  sur  de chouettes morceaux. Notamment sur ses prestations télévisées.

Les fans du personnage – vous avez remarqué, on a tendance à dire personnage en parlant de lui – apprécieront je pense de découvrir cet écrit sous forme de journal.
Mais on pouvait s’attendre à  mieux.
À mon humble avis.

Veggie

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Je suis toujours attirée par un nouveau magazine. Un numéro 1 est toujours plein de promesses. Curieuse de son identité visuelle, du ton, des sujets, des photos… Là, le titre, Veggie,  forcément, a doublement, voire triplement, titillé mon attention.
Ma première réflexion n’est pas très positive : sur la couverture, des burgers ! Bon, allez, je peux comprendre que ce magazine cherche à attirer une clientèle pas forcément légume légume, à montrer qu’on peut manger un peu « comme  les autres ».
Je ne m’arrête bien sûr pas à cette image par ailleurs plutôt belle et me plonge à l’intérieur.
Je m’arrête sur l’édito, car pour un premier numéro je me doute qu’on y lira la ligne éditoriale. En effet. Je la résume ici par leurs propres  mots :  » pas question de s’ennuyer devant une assiette de haricots verts vapeur « .
Il est donc question de plaisir culinaire uniquement. Pas de moraliser ni de militer. Mais bon, les haricots fraîchement cueillis au jardin sont si savoureux qu’on les mange sans rien. Seulement ceux qu’on achète maintenant n’ont pas de goût. Alors forcément c’est triste.
Mais c’est un autre sujet !
Passons au contenu : des brèves en entrée : maquette claire, des plats, des têtes, des lieux, les « bons plans green ». Rien d’innovant mais très propre.
Nous arrivons aux recettes.
Là, comme tout magazine de cuisine,
clarté et photos impeccables. Pro.
Esthétiquement, c’est sophistiqué, avec un design culinaire de chef et il faut prévoir beaucoup de temps par recette. On est plutôt dans du haut de gamme, pas dans la cuisine de maman.
J’apprécie qu’il y ait un chapitre végé puis un vegan, même si la distinction n’est pas expliquée.
On finira par les desserts aux airs de printemps et quelque pages déco.
Le tout est entrecoupé d’articles sur un resto, sur l’auteure d’un livre ou encore sur un produit.
Pour conclure, la vraie question qui se (que je me) pose : ai-je envie de tester ces recettes ? Les ferai-je ?
L’envie peut-être. Les faire, là, honnêtement,  je crois que je n’aurai jamais le temps !
Mais bon, je grappillerai peut-être un truc ou deux…
J’apprécie en tout cas que ce magazine existe, car s’il existe, il y a un public. Et s’il y a un public, il y a un tout petit peu d’espoir pour la cause animale.
Oui, j’en reviens à ça, car ce n’est pas le propos du magazine,  mais c’est entièrement le mien.

Nulle

Capture d’écran 2016-04-11 à 21.27.55Quelle drôle de journée.

Alors que je finalisais ce matin (pour la énième fois) un article qui me tient à cœur sur mon rôle de maman, alors que je pensais le publier ce soir, la journée a fini dans le chaos.

Rien ne laissait pressentir ce qui allait venir. Au contraire. Toute heureuse d’aller chercher mon petit à la crèche, je suis accueillie par son grand sourire, ses petites jambes courant vers moi, ses bras ouverts. Je fonds. Gros câlin. Puis j’entends des mots réconfortants sur sa journée, sur sa façon d’être. Je suis la plus heureuse des mamans. En partant, il dit au-revoir à ses copains, aux puéricultrices, à sa façon, en tendant son visage pour recevoir un baiser, les prenant dans les bras.

En arrivant à la maison, tout dérape, moi la première. D’abord, il commence par son grand truc du moment : courir à la litière du chat pour y mettre la main et la faire voler. Et ça marche, il est hilare et moi pas assez rapide pour stopper son geste. Ma patience n’y est pas. J’explique pourquoi non, il faut pas, fermement, un peu trop durement à mon sens.

Puis, il se braque, refuse le bain. Je laisse pisser. Après tout s’il ne se lave pas un soir, pas grave, je préfère passer un moment tranquille avec lui. Mais point de tranquillité. Je le sens s’énerver, préparer le repas devient une épreuve de force et le dîner, comme souvent, finit les mains dans le yaourt. Sauf que là, j’ai des hurlements car il refuse le bavoir, que je relève les manches, jette sa cuillère et hurle parce qu’il ne peut retourner le pot que je tiens fermement. Je tente une version sur mes genoux qui sera pire puisqu’il veut me donner à manger mais me couvre les mains et le visage. Je peine à rester zen. Je me sens à bout. Seule ce soir, impossible de m’éloigner pour me calmer. Lui n’est pas bien.

Je finis en pleurs, parce que je n’ai pas été la mère que je déclare être dans cet article, que j’ai honte maintenant de publier, parce que je suis trop sensible et que je n’ai pas su le calmer, me calmer, prendre du recul, l’aider comme j’aurais dû en cette fin de journée difficile, mes excuses ne me soulagent pas.

Au moment du bib, je réussis à retrouver nos moments zen et il s’endort dans mes bras, après nos traditionnelles histoires, et la chanson de son choix : petit escargot, mais j’ai le cœur gros. Je m’en veux.

En guise de petit bonheur que je suis censée raconter ici, voilà que je lâche un petit malheur du moment. C’est aussi la vie. Comme j’ai bien fait d’écrire dans mon article que je ne suis pas une mère parfaite et que des ratés, il y en a eu, j’espère qu’il n’y en aura pas trop !